Raconter des histoires.

Raconter des histoires pour essayer d’expliquer le monde, de le comprendre. Raconter des histoires pour essayer de créer un sens à cet univers insondable et effrayant, à défaut de le trouver. Raconter des histoires pour organiser à sa manière les bribes de significations qu’on attrape, pour tenter de tisser une étoffe vaguement cohérente, vaguement chaleureuse et vaguement rassurante.

Raconter des histoires pour se sentir moins seul, comme on chante une berceuse, parce que tout va bien alors. Raconter des histoires plus belles que ce qu’on voit, pour ne plus le voir.

Raconter des histoires pour malaxer le passé et s’y donner un rôle un peu moins déplorable, parfois, sans quoi… Raconter des histoires pour se mentir et tenir.

Raconter des histoires pour s’excuser de ne pas savoir les rendre réelles.

Raconter des histoires crasseuses pour aller creuser au fond de soi et découvrir ce qu’on cache même à soi-même, et remonter des bas-fonds avec un caillou moche, sale et imparfait mais éclatant d’honnêteté. Raconter des histoires comme on ôte un linge d’un miroir et s’y découvrir tel qu’on ne s’était jamais su.

Raconter des histoires comme on jette une bouteille à la mer, comme on tend le bout du fil d’une pelote de laine, si jamais quelqu’un voulait tirer dessus un peu, pour voir, pour constater l’étendue du foutoir de notre labyrinthe intérieur. Raconter des histoires pour être rejoint, pour être retrouvé.

Raconter des histoires pour s’apercevoir soi-même dans ces fragments de soi disséminés, et essayer de se connaître, de s’y reconnaître, et pourquoi pas - un peu - de s’aimer.

Raconter des histoires belles comme l’évidence. Raconter des histoires en forme d’ailes, hautes comme des montagnes, vertes comme des vallons. Raconter des histoires pour convoquer le torrent, appeler le murmure. Raconter des histoires pour réveiller les fontaines. Raconter des histoires comme on se réjouit par avance du sillage de joie qui poursuivra le cadeau qu’on emballe.

Raconter des histoires pour lui offrir des fleurs… et les accrocher à ses cheveux d’ange.

Les éditions
La Loutre et la Lune

Les éditions La LOUTRE et la LUNE sont une toute jeune maison d’édition qui aime les récits, sous toutes leurs formes, et qui désire accompagner celles et ceux qui les racontent, pour qu’on les entende.

Disposant d’une besace riche de récits - achevés, en passe de l’être ou en préparation - autour de l’imaginaire de Fabrice Brivot, seul ou en collaboration avec des illustrateur-ices, Les éditions La LOUTRE et la LUNE se consacrent en premier lieu à leur réalisation.

A ce titre, nous sommes ouverts à toute proposition d’illustrateur-ices intéressé-e-s par une collaboration éventuelle en vue de développer cet imaginaire.